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Se reconnecter à soi grâce à l’approche somatique : mon parcours

  • 17 août
  • 5 min de lecture

Parcours inspirant


Depuis quelque temps, je ressens l’élan de partager, de temps à autre, des parcours de femmes qui m’inspirent.


Des parcours vrais. Des histoires de femmes qui, à travers ce qu’elles ont vécu, se sont rapprochées d’elles-mêmes, ont grandi, se sont transformées ou ont simplement commencé à habiter leur vie autrement.


Et pour inaugurer cette nouvelle catégorie, Parcours inspirants, j’ai eu envie de commencer par moi.

Non pas pour vous raconter toute mon histoire, mais pour vous partager ce que l’approche somatique a concrètement changé dans ma vie.


Parce qu’elle a, littéralement, changé ma façon de vivre.


Espace chaleureux et apaisant avec fleurs séchées, carnet, bougie et tasse, évoquant la reconnexion à soi et le retour au moment présent.

Pendant longtemps, je cherchais surtout à ne pas ressentir


Avant de découvrir l’approche somatique, je n’aurais probablement même pas réalisé à quel point j’étais déconnectée de mes sensations.


Aujourd’hui, j’apprends à les ressentir, à les écouter et à rester présente à ce qui se passe dans mon corps.


Mais avant? Je faisais plutôt l’inverse : je cherchais à fuir ce que je ressentais.


Lorsque certaines sensations ou émotions devenaient inconfortables, j’avais appris à me déconnecter de moi pour ne pas avoir à les ressentir.


Je pouvais être très présente pour les autres… tout en étant beaucoup moins présente à moi-même.


En fait, pendant longtemps, c’était surtout lorsque j’étais seule chez moi que je me sentais vraiment bien et que j’arrivais à me retrouver.


Dès que j’étais avec les autres, quelque chose changeait. C’est difficile à expliquer, mais c’était un peu comme si je cessais d’exister pour moi-même. Mon attention se tournait vers l’autre : ce qu’il ressentait, ce qu’il voulait, ce qu’il pensait de moi… et tranquillement, je perdais le contact avec ce qui se passait en moi.


Je m’adaptais beaucoup. J’avais peur de déplaire. Je donnais peu mon opinion et j’avais tendance à m’effacer.

Mes besoins et mes limites? Je ne savais pas vraiment les reconnaître, encore moins les nommer.


Avec le recul, je comprends que cette déconnexion était devenue une façon de fonctionner.


Et c’est probablement l’une des transformations les plus profondes que cette approche m’a apportées : apprendre à rester avec moi plutôt que de me quitter.


Revenir dans mon corps grâce à l'approche somatique

L’approche somatique m’a appris quelque chose qui peut sembler tout simple : revenir à mon corps et porter attention aux sensations qui l’habitent.


Mais pour moi, ça a changé énormément de choses.

Plus j’ai appris à être en connexion avec mon corps, plus j’ai commencé à être présente à moi-même.


Et tranquillement, ma façon d’être avec les autres a commencé à changer elle aussi.


Je peux être avec quelqu’un tout en restant davantage avec moi. Je remarque mieux ce que je ressens, ce qui me convient ou non, ce dont j’ai besoin et où se trouvent mes limites.


Je m’affirme davantage. Je donne plus facilement mon opinion. Je prends plus ma place.


Mais aujourd’hui, je réalise que prendre sa place ne se passe pas seulement à l’extérieur de soi.


Ça commence d’abord à l’intérieur.


Quand prendre sa place commence à l’intérieur

Pendant longtemps, « prendre ma place » aurait pu vouloir dire pour moi apprendre à parler davantage, m’affirmer ou avoir moins peur de déplaire.


Aujourd’hui, je le vois autrement.


Prendre ma place, c’est aussi faire de la place à ce que je ressens.


À mes besoins.

À mes limites.

À mes envies.

À mes projets.

À ce qui est important pour moi.


Plus je me fais cette place à l’intérieur, moins je m'efface à l’extérieur.


Et quelque chose d’autre est apparu : un élan de vie pour moi.


Avant, je pouvais ressentir cet élan très fortement pour les autres.

J’avais aussi l’impression d’avoir besoin d’être en couple pour construire ma vie.


Aujourd’hui, j’ai envie de construire des choses pour moi.


Je mets en place mes propres projets. Je passe plus facilement à l’action. Même quelque chose d’aussi simple que me lever le matin est différent : là où je pouvais procrastiner avant de me lever, j’ai maintenant davantage envie de commencer ma journée et de réaliser ce qui m’appelle.


Mais au-delà de ce que je fais différemment, c’est aussi ma façon de me sentir dans ma vie qui a changé.


Je me sens plus légère, plus en joie, plus lumineuse.


Je suis davantage dans le moment présent, plutôt que constamment ailleurs ou déconnectée de ce que je vis.


Je me sens plus confiante, plus ancrée et plus présente dans mon quotidien.


Et peut-être que cet élan de vie que je ressens aujourd’hui vient aussi de là : je suis simplement plus présente pour vivre ma propre vie.


Ne plus avoir à me quitter lorsque quelque chose me percute


Un autre changement important pour moi est la façon dont je traverse les moments où quelque chose vient me percuter ou m’activer.


Je ne vis évidemment pas dans un état de calme permanent.


Mais je me sens beaucoup plus outillée.


Je peux davantage reconnaître ce qui se passe dans mon corps et revenir vers moi plutôt que chercher immédiatement à faire disparaître ce que je ressens.


J’ai longtemps ressenti le besoin de recevoir des soins énergétiques de la part d’autres personnes.

Aujourd’hui, cette envie est beaucoup moins présente.


Non pas parce que recevoir de l’aide ou un soin extérieur serait une mauvaise chose, mais parce que je sens que j’ai développé des ressources à l’intérieur de moi.


Pour moi, il y a là une certaine forme de reprise de pouvoir.


Pas un pouvoir qui consiste à tout contrôler ou à ne plus avoir besoin de personne.


Plutôt celui de savoir que je peux revenir vers moi et me laisser traverser par ce que je ressens.


Un chemin qui continue


Mon parcours n’est pas terminé.


Je continue à me découvrir, à devenir plus consciente et à apprendre à rester en relation avec moi-même.


Mais lorsque je regarde le chemin parcouru, c’est cette image qui me revient :


J’ai l’impression de grandir par en dedans.


Je me sens de plus en plus connectée à moi-même. Plus présente à mon corps, à mes sensations et à ce qui se passe en moi.


Je crois que c’est cette place qui se construit à l’intérieur qui me permet maintenant d’occuper autrement ma place à l’extérieur.


Je peux être avec les autres tout en restant avec moi.


Finalement, revenir à mon corps ne m’a pas simplement appris à mieux ressentir mes sensations.


Ça a changé ma façon d'habiter ma vie.


Je ne crois pas qu’il existe une seule manière de revenir à soi.

Mais je sais que lorsque notre relation intérieure change, tout le reste change aussi : la façon d’être en lien, la façon de prendre sa place, la façon de se sentir vivante.


Et si on parlait de toi?


Alors j’ai envie de te poser une question, toute simple :


Est-ce que tu te fais assez de place à l’intérieur?


Pas pour devenir plus forte.

Pas pour faire plus de bruit.

Juste pour te retrouver.

Pour sentir ce qui est vrai.

Pour revenir doucement vers toi.


En toute vulnérabilité,

Claire 🪶

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